Gouvernance : l’UEFA, l’AFC et la CONCACAF durcissent le ton contre Infantino !

Gouvernance : l’UEFA, l’AFC et la CONCACAF durcissent le ton contre Infantino !
Logo des trois confédérations en image

Dans une lettre ouverte publiée ce lundi, l’UEFA, l’AFC et la CONCACAF affichent une rare unité face à la gouvernance de la FIFA. Les trois confédérations dénoncent un manque de concertation, une rupture de confiance et réclament une enquête totalement indépendante sur la crise provoquée par le projet de cession de droits liés à la Coupe du monde. 

Le football mondial entre dans une nouvelle zone de turbulences. Cette fois, la contestation vient directement de trois des principales confédérations de la planète. Dans une lettre commune publiée ce lundi 10 août, l’UEFA, l’AFC et la CONCACAF interpellent frontalement la gouvernance de la FIFA et, sans le nommer à chaque ligne, mettent directement en cause la manière dont Gianni Infantino exerce son pouvoir. 

Le point de départ de cette crise est le projet FIFA Forward Enterprise, qui prévoyait notamment de transférer une participation dans les droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Le projet, qui devait rapporter plusieurs milliards de dollars, a finalement été abandonné après une forte levée de boucliers au sein du football mondial. 

FIFA avait reconnu des erreurs dans le processus et présenté ses excuses à ses 211 associations membres. Mais pour les trois confédérations, le problème dépasse largement une simple erreur de communication.

Dans leur lettre, elles dénoncent "un échec de jugement" et surtout une "rupture fondamentale de confiance", estimant qu'une décision d'une telle ampleur ne pouvait être avancée dans un calendrier aussi serré, sans véritable consultation des associations membres. 

Une enquête indépendante exigée

Le passage le plus explosif concerne la réponse attendue de la FIFA. L'organisation avait annoncé la présentation d'un rapport au Conseil de la FIFA. Insuffisant pour l'UEFA, l'AFC et la CONCACAF.

Les trois confédérations réclament que l'examen des événements soit confié à un tiers totalement indépendant, sans intervention de l'administration de la FIFA, de ses employés ou d'un acteur directement impliqué dans le football. Elles demandent également la conservation de tous les documents et échanges liés à cette affaire. 

Autre élément pointé du doigt : la réunion organisée au Maroc. Selon la lettre, un seul responsable élu était présent, tandis qu'aucun membre du Conseil de la FIFA ni représentant des associations membres n'avait été convié. La réunion aurait principalement réuni des cadres salariés de la FIFA. 

Un avertissement à quelques mois de l'élection

Le timing n'est pas anodin. L'élection présidentielle de la FIFA est prévue en mars 2027, et la bataille autour de la succession d'Infantino pourrait désormais prendre une nouvelle dimension.

Dans leur conclusion, les trois confédérations appellent à préserver l'unité du football mondial et défendent une conception de la gouvernance fondée sur le service plutôt que sur la concentration du pouvoir. 
Le message est clair : pour l'UEFA, l'AFC et la CONCACAF, la crise n'est plus seulement celle d'un projet abandonné. Elle est devenue une question de gouvernance, de transparence et de confiance au sommet de la FIFA.