CAN Féminine 2026 : Gayton McKenzie met la pression au Maroc et propose l’option sud-africaine !
Face à la presse, le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, est sorti de sa réserve sur l’organisation de la Coupe d'Afrique des Nations féminine. Entre mise en garde et démonstration de force, Pretoria se positionne clairement comme plan B, voire plan A.
Le ton est ferme, presque offensif. Face aux incertitudes entourant l’organisation de la CAN féminine, Gayton McKenzie ne veut plus attendre.
"Si le Maroc est prêt à accueillir la CAN Féminine après une CAN réussie, qu’il le fasse. S’il ne l’est pas, nous avons des stades. Nous ne sommes pas un pays moins bien doté en infrastructures", a-t-il lancé, visant implicitement Maroc.
Dans une sortie qui relance le débat sur une possible délocalisation, le ministre sud-africain refuse toute forme de dépendance : " Nous ne nous laisserons jamais prendre en otage par des pays moins bien équipés que nous".
Au-delà de la question logistique, McKenzie soulève un autre point sensible : le calendrier et les répercussions de la dernière CAN masculine remportée par le Sénégal.
"Est-ce que tout le monde doit souffrir parce que le Sénégal a gagné la CAN masculine ? Si le Sénégal n’avait pas remporté la finale, serions-nous encore dans cette incertitude ? " s’interroge-t-il, alimentant un débat déjà brûlant dans les sphères du football africain.
Message clair : Pretoria est prête.
"Nous n’attendons personne. Si le Maroc ne veut pas accueillir la compétition, l’Afrique du Sud est prête".
Une déclaration musclée qui met la pression sur les instances et transforme la bataille de l’organisation en duel diplomatique. La CAN féminine n’a pas encore commencé, mais la compétition, elle, est déjà lancée.