Elite Football: Salaires fantômes, le SYNAFOC fait la mise à jour !
Moins de la moitié des clubs paient réellement leurs joueurs, des salaires amputés et des pratiques jugées abusives : le baromètre du mois de février du syndicat national des footballeurs Camerounais (SYNAFOC) révèle une situation salariale alarmante. Face à ces dérives, le syndicat promet désormais des actions concrètes au-delà de la simple dénonciation.
Les chiffres dévoilés face à la presse sportive nationale le jeudi 26 mars par le SYNAFOC sont sans appel. Seulement 29 % des joueurs de l’Élite One sont payés, contre 35 % en Élite Two, tandis que les joueuses du championnat féminin affichent un taux de paiement de 0 %. Une situation qualifiée de " dramatique" par le secrétaire général du syndicat Me Daniel Ngoss.
Plus inquiétant encore, seuls six clubs sur quatorze en Élite One paieraient effectivement leurs joueurs. Et même dans ces cas, les salaires versés seraient souvent incomplets. Certains footballeurs, qui devraient percevoir 200 000 FCFA, ne toucheraient parfois que 85 000 FCFA ou moins.
Pour le SYNAFOC ces pratiques mettent en danger l’avenir du football camerounais :
Le joueur étant considéré comme la matière première du football, le syndicat estime que sacrifier les footballeurs revient à affaiblir tout l’écosystème, du spectacle aux sponsors en passant par l’affluence dans les stades.
Des actions déjà engagées
Le syndicat insiste toutefois sur le fait qu’il ne se limite pas à dénoncer. Plusieurs clubs ont récemment été rappelés à l’ordre afin de régulariser les salaires impayés. En cas d’échec, le SYNAFOC saisit la Chambre nationale de résolution des litiges, puis, si nécessaire, les instances internationales.
Le syndicat affirme également documenter les cas de salaires récupérés ou partiellement reversés aux dirigeants, une pratique dénoncée depuis plusieurs mois dans le milieu.
Une fois les preuves réunies, il promet de passer à la "vitesse supérieure" avec des actions auprès des instances compétentes. En attendant, il appelle les dirigeants de clubs à mettre fin à ces pratiques avant l’ouverture de procédures plus lourdes.